Popping
Les Danses Soul
Au fur et à mesure que la musique change, alors que la musique Soul laisse la place à la musique Funk, la danse s’adapte et évolue aussi.
Durant les années 60, dans la Bay Area (Californie), à l’âge d’or de la musique Soul, un pas de danse connu sous le nom de Boogaloo fait fureur. Le terme « Boogaloo » vient probablement de Congo Square, à New Orleans en Louisiane. « Boogie » ou « Boogie Woogie » signifiait une forme de danse libre et une manière de jouer du piano dans le sud des Etats-Unis à l’époque de la Première Guerre Mondiale. « Boogaloo » est par la suite devenu un mot d’argot désignant de la danse libre libre d’esprit et désinhibée. On peut également retrouver une itération ultérieure de ce mot sous la forme « Bugalú » dans la culture latino-américaine dans les années 60.
Les groupes de danse régionaux d’Oakland sont surtout portés sur le Stepping (un style consistant à reproduire les pas de groupes comme les Temptations ou le célèbre style de danse de James Brown). En 1966, Larry Thompson fonde le groupe Pirate & the Easy Walkers. Leur groupe est différent des autres car ils mélangent les steps comme le Skate, le Boogaloo, le Camel Walk et ils créent aussi leurs propres pas, comme le Ditallion.
Oakland Boogaloo et Animation
En 1967, un autre groupe, One Plus One, commence à imiter différents personnages de films d’animation de Ray Harryhausen (DynoRama), à utiliser des Dimestops (Arrêts). C’est le début du style que l’on nomme à présent Animation. Certains d’entre eux innovent aussi une manière de bouger qu’ils appellent Worming/Wiggling (Tortillements) qui consiste en rotations du torse et des hanches comme un ver de terre qui se tortille.
Le Robot
John Murphy, spécialisé dans le Robot, aide à créer le groupe Black Messengers en 1972, et ajoute son style mécanique pour créer une nouvelle forme de Boogaloo robotique. Les Black Messengers commencent à ajouter des contractions à leurs arrêts et appellent cela Posing Hard (Posing Hard, Banging, Hitting, Popping… beacoup de noms différents ont été utilisés jusqu’à aujourd’hui pour nommer ces contractions musculaires).
Strutting et Richmond Robot
Terrible Don, du groupe Granny & The Robotroids, ajoute à son Boogaloo des mouvements de bras inspirés des exercices militaires effectués avec un fusil. Quand leur groupe se produit à San Francisco en 1975, leur nouveau style de chorégraphie et de solos secs et précis se fait connaître sous le nom de Strutting et Fillmore Strut. L’influence de ce style s’étend ensuite à San Jose, ainsi qu’à Richmond, où les danseurs locaux l’accélèrent et le nomment Richmond Robotting.
Popping et Electric Boogaloo
Les West Coast Relays, des événements sportifs à Fresno en Californie, rassemblent de nombreux danseurs d’Oakland. Probablement inspirés par le Boogaloo d’Oakland, un nouveau groupe se forme à Fresno, d’abord nommé Electronic Boogaloo Lockers, puis après avoir déménagé à Long Beach, raccourci en Electric Boogaloo. Après plusieurs apparitions à la télévision nationale, plusieurs membres des Electric Boogaloos ont la chance d’être engagés pour des tournées mondiales et de pouvoir ainsi populariser leur vision et leur style qu’ils nomment Popping en ce qui concerne la danse en général et Electric Boogaloo pour leur style en particulier. Ils développent entre autres les Boogaloo Rolls, le Twist-O-Flex et le Old Man.
Sources :
Underground Dance Masters : Final History of a Forgotten Era, Thomas Guzman-Sanchez

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Un vocabulaire gigantesque

Danseurs Notoires
Une liste en construction des notoires en boogaloo

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